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Arts visuels

Exposition « Henri Cartier-Bresson Fotógrafo »

La Usina del Arte s’associe à l’agence internationale Magnum Photos et à la Fondation Henri-Cartier Bresson pour présenter une rétrospective exceptionnelle des plus grandes œuvres d’Henri Cartier-Bresson. 133 photos en noir et blanc retracent les pérégrinations de l’artiste à travers plus de vingt pays, de l’Espagne à la Chine, en passant par l’Egypte et la Birmanie, dans lesquels il capture aussi bien les scènes de vie ordinaires que les bouleversements politiques et sociaux. De la messe de minuit en Italie aux promeneurs des bords de la Marne, de la Libération de Paris au mur de Berlin, des portraits de chauffeurs de taxi à ceux, intimistes, de Sartre, Capote ou Beckett, Cartier-Bresson saisit avec la même fulgurance et la même intensité esthétique les étendues sauvages comme le bouillonnement des villes, l’essence des lieux comme celle des peuples, les visages d’anonymes comme ceux des génies de son temps. Résumant la richesse de ce parcours atypique, le biographe Pierre Assouline a qualifié Cartier-Bresson d’ « œil du siècle ». Un siècle à reparcourir du 17 février au 2 avril à la Usina del Arte.

HENRI CARTIER-BRESSON

Pionnier du photoreportage,  Henri Cartier-Bresson (1908-2004) est célèbre pour sa capture de « l’instant décisif », sans recadrage au tirage.

A la fin des années 1920, Cartier-Bresson étudie la peinture et se rapproche du mouvement surréaliste. En 1931, il décide de se consacrer à la photographie et achète son premier Leica. Il s’initie par ailleurs au cinéma et devient l’assistant de Jean Renoir pour La vie est à nous et Partie de campagne. Il réalise ensuite deux documentaires, l’un, Victoire de la Vie, sur l’assistance médicale en Espagnole et l’autre, With the Abraham Lincoln Brigade, sur la vie des soldats américains pendant la guerre. Il effectue également un reportage sur le couronnement du roi Georges VI d’Angleterre pour le journal Ce soir. En 1944, il réalise pour les Editions Braun une série de portraits d’artistes, tels que Pablo Picasso, Henri Matisse, Georges Rouault, Paul Claudel et Pierre Bonnard et poursuit ce travail aux Etats-Unis, à la demande de Harper’s Bazaar. L’année 1947 est pour lui celle de la consécration, avec une exposition de ses photographies au Museum of Modern Art de New-York et la fondation de l’agence coopérative Magnum Photos avec Robert Capa, David Seymour, William Vandivert et George Rodger. En tant que photographe professionnel, Cartier-Bresson couvre, dans les années 1948-50, les funérailles de Gandhi en Inde, les derniers jours du Kuomintang en Chine et l’indépendance de l’Indonésie. En 1954, il est le premier photographe admis en URSS depuis le début de la Guerre froide. L’année suivante, il publie Moscou vu par Henri Cartier-Bresson et  Les Européens, et expose pour la première fois en France, au Musée des Arts décoratifs. Dans les années 60, il voyage au Mexique, au Japon et à Cuba, où il rencontre Fidel Castro, avant de parcourir pendant un an la France en vue de la réalisation de son ouvrage Vive la France et d’une exposition au Grand Palais en 1970, En France. A la fin de sa vie, il se consacre au dessin. En 2000, il crée la Fondation Henri Cartier-Bresson, reconnue d’utilité publique, pour rassembler son œuvre et créer un espace d’exposition ouvert à d’autres artistes.

Photo: Calle Cuauhtemoctzin. Ciudad de México, México, 1934© Henri Cartier-Bresson / Magnum Photos

21/02/2017 - 02/04/2017

Lieu : La Usina del Arte

Horaires : du mardi au jeudi de 14h à 19h et du vendredi au dimanche de 12h à 21h

Entrée libre et gratuite

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